RENCONTRES ET PROJECTIONS

Du 19 au 23 novembre – 2019

Haïdouc | Antre Peaux

Du 19 au 21 novembre chaque jour à 19h11 Haïdouc | Antre Peaux

 

Leçons publiques

filmées et retransmises en direct, données par Ewen Chardronnet et Clémence Hallé autour de l’émergence de l’hypothèse d’Anthropocène et tous les noms de -cènes qui lui sont associées.

 

Les lectures enregistrées porteront sur les perspectives historiques, artistiques et globales de ces notions, afin de transmettre au public l’intérêt heuristique, esthétique et spéculatif des réflexions soulevées par le répertoire de variations autour de l’hypothèse géologique. Intrigués par son potentiel pouvoir, maintes fois affirmé ou critiqué, de raconter autrement le rapport que les sociétés contemporaines entretiennent avec leurs environnements, un rapport qui se serait avéré jusqu’à présent inadéquat, notamment au regard du bloquage des négociations internationales sur le climat pour s’entendre sur une «solution», pour obtenir un «résultat» pour «mitiger» ou bien s’ «adapter» à la «crise» écologique, Ewen et Clémence se serviront de la Cartographie des Anthropo-cènes comme d’un territoire commun afin de suivre les développements de l’hypothèse et tenter de comprendre en quoi pourrait-elle – ou ne pourrait-elle pas – permettre de se rendre sensible à d’autres récits possibles que ceux qui se révèlent déjà entre guillemets. Ces lectures arts-sciences croiseront le corpus assemblé par Clémence autour de la cartographie avec les recherches actuelles d’Ewen sur l’histoire artistique, politique et technologique du vingtième siècle.

Vendredi 22 novembre  20h33 — Nadir | Antre Peaux

 

Soirée « Désidération »

par SMITH et la Cellule COSMIEL, avec l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan, l’écrivain Lucien Raphmaj et leurs invité.e.s.

« Désidération » esquisse la pensée d’une humanité interstellaire à la recherche de son lien avec son cosmos originaire, en composant la possibilité d’une autre histoire, d’un autre destin de l’espèce humaine, à l’intersection de l’art, de la performance, de la philosophie, de la science, des narrations spéculatives et de la spiritualité.

Photographe, cinéaste, plasticien, SMITH explore la pensée et la pratique de la transition, de la mutation, de l’hybridation, de l’entre-deux dans son travail plastique et théorique. Transition de genre et d’état, plasticité, métamorphoses atomiques et biotechnologiques, travail du rêve, fréquentations de l’au-delà, promenades cosmiques et transmutations jalonnent son travail et ses recherches depuis presque dix ans. Son nouveau projet « Désidération », imaginé avec la cellule Cosmiel et le studio DIPLOMATES, compose la possibilité d’une autre histoire, d’un autre destin de l’espèce humaine, à l’intersection du réel, de la fiction, de l’art, de la philosophie et de la science. Le prologue de ce projet au long cours sera présenté à la galerie les Filles du Calvaire à l’automne 2019.

En 2015, SMITH fait la rencontre de l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan (CNRS, Institut d’Astrophysique de Paris). De leurs conversations émergera le concept de « Désidération », forgé sur l’étymologie du mot « désir », et qui désigne le rapport nostalgique que nous entretenons avec notre origine stellaire. Rejoints par l’écrivain Lucien Raphmaj, ils créent la cellule Cosmiel, consacrée à l’étude des phénomènes de la désidération. SMITH s’associe au studio DIPLOMATES (design, architecture, scénographie) pour mettre en espace la première étape de cette réflexion, puis convie le compositeur américain Akira Rabelais à rejoindre la cellule.

 Samedi 23 Novembre18  – 18h — Nadir | Antre Peaux

 

Rencontre avec Luce Moreau

A propos de Les Palais, un projet de longue durée sur l’apiculture.

Par opposition à l’incontestable «ordre naturel des choses», « Nature ordonnée » interroge la relation réversive entre la société humaine et les organisations animales ; l’ascendance de l’une sur les autres, mais aussi l’interpénétration de leurs systèmes et comportements, dont le dessein commun est la survie. Modules chimériques, conquête spatiale, palais sociétaire, entomologie, architecture utopique, brèche mécanique, système politique, constituent un ensemble vaste et indéfini de mes diverses approches du sujet. La notion de dystopie écologique, d’un futur proche où l’abeille disparaissante serait à protéger, à faire perdurer, invite à la création de fictions d’anticipation sous la forme d’installations mêlant mimétisme, camouflage, artefacts et résilience.

Fantasme d’immortalité et dystopie écologique

Au coeur de la ruche, les reines engendrent des ouvrières et les ouvrières produisent des reines. Une colonie d’abeilles est donc immortelle même si les individus qui la constituent sont mortels. Or l’abeille est aujourd’hui également devenue un symbole de la dégradation exponentielle des habitats naturels, de l’état général de la nature et son dépérissement certain. Un scénario apocalyptique, légende urbaine attribuée par erreur à Albert Einstein, entraine l’abeille et sa disparition prochaine vers l’extinction de l’espèce humaine. Une dystopie écologique dont la butineuse est centrale, gardienne d’un équilibre précaire, vient transformer l’imaginaire collectif humain et ses symboles d’infini.

Le projet Les Palais (the Palaces) illustre la rencontre des constructions d’un imaginaire humain, et celles de l’instinct des insectes. C’est une expérience qui a soumis la complexité des plans d’architectures humaines à des colonies d’abeilles et à leur ingénierie. Une expérience dédiée à l’humanité, au sein d’une utopie fondée sur le progrès et la solidarité, s’appuyant sur les projets du Phalanstère, une Colonie sociétaire, conçue par Charles Fourier au XIXème siècle, et celui de la station orbitale imaginée au début du XXème siècle par l’ingénieur Herman Potočnik, plus connue sous le nom de Noordung, un refuge dans l’espace, dans lequel la gravité terrestre serait reconstituée.

PROJECTIONS

23 novembre – 2019

 Samedi 23 Novembre  – 19h30 — Nadir | Antre Peaux

La Pieuvre (1927) de Jean Panlevé,
13’ / France | 1927 | 35 mm

Jean Painlevé, fils du célèbre Paul Painlevé, mathématicien et Président du Conseil sous la IIIème République, est l’homme qui a donné ses premières lettres de noblesse au documentaire scientifique. D’abord pris pour un hurluberlu dont les méthodes n’avaient rien de scientifique, il permit d’ouvrir la voie à nombre de documentaristes qui lui sont redevables.

J’ai fait la connaissance de la pieuvre en 1911 : j’avais neuf ans et ma famille m’amena en Bretagne ; j’ai été tellement séduit que c’est ce qui m’a fait choisir la zoologie comme certificat et m’amena en 1922 comme étudiant à mieux connaître cet animal. Elle fut le sujet de mon premier film public en 1927.” Jean Painlevé

Yantra, 1950-1957 de James Whitney
film 16mm, 7’, couleur, sonore

(Les images de ce film ont été synchronisées a posteriori sur la musique de Caïn et Abel du compositeur néerlendais Henk Bading.)

Un «yantra» est un outil – de la grande machine cosmique à une petite roue de prière – qui favorise la méditation et les visions intérieures qui conduisent à la réalisation du «Moi» universel. YANTRA a été réalisé en perforant des trous sur des cartes au moyen d’une aiguille ; les structures de base des trous furent filmées en utilisant une tireuse optique afin d’introduire la couleur, le clignotement, etc… Sept ans furent nécessaires à la réalisation du film. “Yantra est à la base un mythe de création, une tentative d’apporter une unité aux événements cosmiques et aux événements psychiques intérieurs, l’union entre des réalités externes et internes. “

Aus dem Algen (1986) 

de Schlelzdahin, 10min

En 1985, j’ai jeté une bobine dans le petit étang de mon jardin. Je crois que c’était Ali Baba et les quarante voleurs. Je l’ai récupérée un an plus tard. Cette expérience est décrite dans AUS DEN ALGEN. Après les commentaires, on voit le matériau filmique repêché. De la copie originale, seul le support a survécu: des cultures d’algues s’y sont installées, qui fournissent à présent le contenu des images.

Origin of the Species de Ben Rivers (UK, 2008) 
16 minutes, Colour, Optical, 4:3

Un film commencé comme un portrait de S, un homme de 75 ans vivant dans une région reculée de l’Inverness-shire. S a été obsédé par le travail de Darwins pendant une grande partie de sa vie. Depuis son enfance, il s’interroge sur la vie sur Terre et, bien qu’il ne soit jamais devenu un universitaire, trouve à Darwin de nombreuses réponses à ses questions. Les images du film se concentrent sur la géographie mystérieuse de son monde ; son jardin – du microcosme au grand ; les contradictions et les inventions qu’il a faites ; son terrain isolé où il a construit sa maison après une vie de voyage et de travail autour du monde. La bande-son a permis à S d’entendre parler de sa vision de la vie sur Terre et de la place qu’y occupent les humains. Le film tente d’aller des débuts du monde jusqu’à un avenir incertain.

Untitled (Human Mask), 2014
de Pierre Huyghe / Film, couleur, son / 19 min. 7 s.

Untitled (Human Mask) s’ouvre sur des images tournées à l’aide d’un drone dans un Japon post-apocalyptique.

La caméra s’introduit ensuite dans une salle de restaurant plongée dans un clair-obscur où se trouve un singe déguisé en jeune fille portant un masque blanc inspiré du théâtre Nô et redessiné par Pierre Huyghe. Untitled (Human Mask) s’inspire d’un fait réel largement diffuse sur YouTube montrant l’animal dressé pour servir dans un restaurant au Japon. Filmé ici par l’artiste dans son élément, mais inactif, c’est au travers de son regard bouleversant que surgit une humanité profonde, réduisant l’écart entre animal et humain.

The End of Time (2012) de Peter Mettler
Documentaire – Expérimental durée 1 :49

Un essai cinématographique sur les différentes façons d’appréhender et d’imaginer le temps, riche d’une poésie et d’une puissance visuelle. Les réflexions filmiques de Peter Mettler sur l’origine, l’état et l’effet de toute existence rendent perceptibles la sensation individuelle du présent et l’influence de tout un chacun sur le futur. Le film nous entraîne dans une sorte de tourbillon qui, secondé par une bande sonore subtile, produit un effet presque psychédélique

RENCONTRES ET PROJECTIONS

 

Du 19 au 21 novembre chaque jour à 19h11 Haïdouc | Antre Peaux

Leçons publiques, filmées et retransmises en direct, données par Ewen Chardronnet et Clémence Hallé autour de l’émergence de l’hypothèse d’Anthropocène et tous les noms de -cènes qui lui sont associées.

 

Vendredi 22 Novembre

20h33 —  Nadir Antre Peaux

Soirée « Désidération » – par SMITH et la Cellule COSMIEL, avec l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan, l’écrivain Lucien Raphmaj et leurs invité.e.s.

 

Samedi 23 Novembre

18h — Nadir Antre Peaux

› Rencontre avec Luce Moreau à propos de Les Palais, un projet de longue durée sur l’apiculture.

 

19h30 — Nadir | Antre Peaux
Séance Cinéma :

– La Pieuvre (1927) de Jean Panlevé, 12min
– Yantra (1950-1957) de James Withney, 8min
– Origin Of Species (2008) de Ben Rivers, 16min
– Aus dem Algen (1986) de Schlelzdahin, 10min
Untitled (Human Mask) (2014) de Pierre Huyghe, 19min ( sous réserve )

21h30 — Haïdouc | Antre Peaux
Séance Cinéma :

– The End Of Time (2012) de Peter Mettler, 1h49min

ET AUSSI…

 


Radio
à écouter sur www.raadiocaargo.com du 18.11 au 21.11 en écoute,  STORYC∆RING, une proposition artistique de jeu d’improvisation narrative et sonore imaginée par Crys Aslanian, Diane Grenier, Aurélia Nardini et Marie Thiberge lors d’une résidence à DUUU Radio – La Villette, Paris – en août 2019.

 


Le Haïdouc sera habité de robots véhicules vidéos explorateurs réalisé par les étudiant.e.s du médialab de l’École Supérieure Européenne de l’Image d’Angoulême au cours de l’année 2019 en collaboration avec le FABLAB CO@bBIT de l’I.U.T de l’université de BORDEAUX, Fabrice Cotinat (artiste vidéaste) et Cédric Massart (développeur multimédia).



PLAN

VILLE DE BOURGES







1

ANTRE PEAUX
TRANSPALETTE / NADIR / HAÏDOUC / HOULOCÈNE
› 24-26 Route de la chapelle



2

HALLE AU BLÉ
› 8 Rue Paul Commenge



3

ENSA - LA BOX
› 7/9 Rue Edouard Branly



4

HÔTEL LALLEMANT
› Rue de l’Hôtel Lallemant



5

CHÂTEAU D’EAU - CHÂTEAU D’ART
› 35 rue de Séraucourt





fr_FRFrench
en_GBEnglish fr_FRFrench